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CHAPITRE I :
RAPPELS HISTO-PHYSIOLOGIQUES
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Sur une coupe histologique de la paroi trachéale (photo n°1),
on distingue : un épithélium de type "respiratoire"
prismatique pseudo-stratifié (toutes les cellules reposent
sur la membrane basale, mais toutes n'atteignent pas la surface),
d'épaisseur 25 µm environ reposant par l'intermédiaire, d'une membrane
basale (MB) épaisse (1000 A environ) sur un chorion de tissu
conjonctif : la lamina propria (LP). La sous-muqueuse (S), lâche, sous la lamina propria est riche
en glande mixtes séro-muqueuses qui produisent de grandes quantités
de mucus.
Structure de l'épithélium respiratoire
Différents types cellulaires (Jeffery, 1983) doivent être individualisés
au sein de l'épithélium trachéal.
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- Les cellules
ciliées s'étendent de la membrane basale à la surface
de l'épithélium. Au sommet de la cellule se trouvent les cils, environ
200 par cellule. Entre les cils, existent de fines languettes digitiformes
ou microvillosités, visibles en microscopie électronique à balayage. Elles
sont uniformément réparties à la surface des cellules et augmentent la
surface d'échange de ces cellules.
- Les cellules muqueuses
calciformes ou encore "globlet cells" selon la terminologie
anglo-saxonne contiennent des granules de sécrétion. Elles contribuent
avec les cellules sécrétoires des glandes sous-muqueuses à la production
de la phase "gel" du mucus qui forme un film continu à la surface
des cils.
- Les cellules basales
beaucoup plus petites adhèrent à la membrane basale et n'atteignent pas
la lumière. Ces cellules, considérées comme les progéniteurs des autres
types cellulaires, sont impliquées dans la régénération des cellules épithéliales
(Inayama, 1988).
- Enfin des cellules de Clara,
sécrétoires, contenant de petits granules de sécrétion, plutôt localisées
dans les bronchioles terminales.
Fonction de l'épithélium respiratoire
L'épithélium respiratoire est très actif en particulier grâce à des fonctions
sécrétoires (productions de mucus), des fonctions d'épuration par clairance
mucociliaire, de transport d'ions et d'autres substances, mais aussi des
fonctions d'adhérence bactérienne. Le mucus ou plus exactement les sécrétions
bronchiques réalisent un film composé de deux couches :
- une phase aqueuse profonde fluide
(ions, lipides, protéine provenant du plasma par transsudation) dans laquelle
battent les cils.
- une phase "gel" au sommet des
cils (et se déplaçant sur une phase aqueuse) : le mucus,
mélange de composés synthétisés et sécrétés par les différents types cellulaires.
Le mucus contient des mucines : macromolécules
acides ou neutres de hauts poids moléculaires très hétérogènes. Ces chaînes
polypeptidiques sur lesquelles sont fixés des groupes glucidiques représentent
des sites de liaison pour les adhésines bactériennes et les virus, avant
leur élimination mécanique par l'activité ciliaire (Puchelle, 1992). |