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C - ETUDE DE L'EFFET DE L'ACIDE RETINOÏQUE SUR LES CELLULES EPITHELIALES

 

Nous avons étudié l'effet de l'acide rétinoïque sur les cellules épithéliales de la trachée humaine, afin d'optimiser le modèle avant son utilisation dans l'étude des gaz anesthésiques.

Courbes de prolifération des cellules épithéliales.
Fig 6 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Numération celluliare et sécrétion de glycoconjugués marqués (J 12).
Tab 3 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Courbes de numération cellulaire et de sécrétion de glycoconjugués marqués.
Fig 7 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Les résultats de l'influence de l'acide rétinoïque sur la prolifération cellulaire d'une part, et la sécrétion de glycoconjugués par les cellules épithéliales à confluence d'autre part, sont présentés sur les pages ci-contre (figure n°6 et n°7, tableau n°3). La courbe de prolifération témoin montre, après une période de latence de 4 jours, une croissance cellulaire qui permet de multiplier par 10 la densité cellulaire à J13 par rapport à celle obtenue 24 h après ensemencement. La présence d'alcool (concentration finale 1 %) dans le milieu de culture, ce qui représente la vraie population témoin à laquelle les cellules de la population traitée doivent être comparées, allonge la période de latence de 2 jours. Tandis que la prolifération cellulaire se produit mais est ralentie (multiplication d'un facteur 5 entre J1 et J13). Si l'on compare le nombre de cellules adhérentes à J1 par rapport au nombre de cellules à J13, il apparaît une inhibition marquée de la prolofération des cellules traitées par de l'acide rétinoïque : 36000 ± 6100 à J13 contre 19800 ± 2000 cellules / cm2 à J1.

L'incorporation deglucosamine tritié a été réalisée après 7 jours de traitement ou non par l'acide rétinoïque aux concentration finales de 10-6, 10-8 et 10-10 M dans le milieu de culture, afin de quantifier la sécrétion dans le surnageant de glycoconjugués. Nous observons donc au 12e jour après l'ensemencement, un ralentissement significatif de la croissance cellulaire, et l'effet est d'autant plus marqué que la concentration est élevée, autrement dit une inhibition dose-dépendante par rapport au témoin alcool. La sécrétion de glycoconjugués tritiés par les cellules traitées par une forte concentration d'acide rétinoïque par rapport aux cellules témoins (alcool) montre que la radioactivité (exprimée en CPM) sécrétée par puits ne diffère pas de façon significative, tandis que la sécrétion ramenée à l'unité cellulaire apparaît 2 fois plus importante du fait de l'inhibition de croissance (p < 0,05). La capacité des cellules traitées par l'acide rétinoïque à produire des glycoconjugués à partir de précurseurs tritié maintient, voire même stimule l'expression du phénotype mucosécrétoire tandis que la prolifération cellulaire est altérée.

Immunodétection après transfert sur nitrocellulose.
Ph 23 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Après extraction, séparation électrophorétique et transfert sur membrane de nitrocellulose des kératines à partir de cellules épithéliales traitées par l'alcool 1 % ou par l'acide rétinoïque (10-6 M), nous avons réalisé une immunidétection par les anticorps anti-K19, anti-K18 et anti-K8. Les résultats sont visualisés photo n°23. Nous avons des profiles électrophorétiques identiques avec les cellules traitées ou non par l'acide rétinoïque. Les problèmes déja soulevés pour la migration électrophorétique, ainsi que la reconnaissance par les anticorps sont donc retrouvés.

Cellules épithéliales cultivées en présence d'acide rétinoïque (10-6 M) TEM (x 5600).
Ph 33 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir
En outre, la recherche de modification cellulaires induites par l'acide rétinoïque (10-6 M) a été réalisée en microscopie électronique à transmission. Dans les cellules cultivées en présence d'acide rétinoïque, nous avons pu observer la présence de granules denses aux électrons (photo n°33). Ces granules sont présents, préférentiellement éloignés du noyau. Par contre, dans les témoins alcool, il a été observé la présence de vésicules apparaissant vides (photo n°34). Ces vésicules sont toujours accolées au noyau.
Cellules épithéliales, témoin alcool 1 % TEM (x 5600).
Ph 34 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Ces études de l'effet de l'acide rétinoïque sur les cellules épithéliales humaines montrent que l'acide rétinoïque inhibe la prolifération cellulaire, augmente la sécrétion de glycoconjugués et agit sur la présence et l'aspect morphologique d'inclusion intra-cytoplasmique.

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