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Chapitre II
MATERIELS ET METHODES
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A-MATERIEL BIOLOGIQUE, MILIEU ET CONDITIONS DE CULTURE
A-1-MATERIEL BIOLOGIQUE
A-2-MILIEU ET CONDITIONS DE CULTURE
A-2-1-Milieu de culture
A-2-2-Conditions de culture
A-2-3-Réalisation des passages
A-2-4-Cinétique de prolifération
A-2-5-Problème de contamination
A-1-MATERIEL BIOLOGIQUE
Afin d'obtenir des prélèvements de tissus de trachée humaine saine,
nous avons travaillé en collaboration avec des services hospitaliers.
Ces derniers nous ont fourni des fragments de trachée prélevés lors
d'intervention chirurgicale post-mortem pour don d'organe (Service
de Chirurgie Thoracique, Pr. L. Couraud), après en avoir contrôlé
la caractère non pathogène. Les prélèvements ont été immergés immédiatement
dans un milieu de conservation, milieu F-12 Coon's Modification
(Sigma) conservé à 4°C à l'hôpital, dans des pots stériles. Les
mises en culture ont été réalisées moins de 24 heures plus tard.
Les problème inhérents à notre travail ont été l'approvisionnement
en prélèvements.
A-2-MILIEU ET CONDITIONS
DE CULTURE
Toutes les manipulations au laboratoire ont été effectuées sous
hotte stérile à flux laminaire verticale ou horizontale (ADS-laminaire)
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A-2-1-Milieu de
culture
Le milieu de culture a été choisi d'après les données de la littérature
(Bordenave, 1993) : Milieu Dulbecco's Modified Eagle's Medium (DME)
/ Ham's Nutrient Mixture F-12 (Sigma).
Ce milieu est supplémenté en
:
- Ultroser G 2 % (IBF)
: Il s'agit d'un substitut de sérum de veau foetal (SVF) utilisable
pour la culture de nombreuses lignée cellulaires ; l'activité biologique
de 10 ml de solution d'Ultroser G reconstituée équivaut à celle
de 50 ml de sérum de veau foetal. Son intérêt est lié à une composition
et une activité biologique constantes, d'un lot à l'autre, contrairement
à celles de sérum de veau foetal qui présentent les inconvénients
suivants.
* une variablité de qualité en fonction des lots (nécessité de
tester les lots de SVF),
* une contamination virale possible des lots de SVF quelle que
soit la rigueur des contrôles de qualité.
- L-Glutamine (2,5 mM)
: Elle est renouvelée toutes les 3 semaines en raison d'une demi-vie
très courte.
- Antibiotiques et antifungiques
(Sigma) : Pénicilline (200 U/ml), streptomicine
(200 µg/ml), amphotéricine B (2,5 µg/ml).
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A-2-2- Conditions
de culture
a - préparation des boîtes de culture
Le fond des boîtes de Pétri est enduit de collagène de type IV
(collagène 0,1 % p/v, acide acétique 0,2 % v/v (Sigma type VI de
placenta humain)). La solution de collagène est placée dans une
boîte de Pétri pour une nuit à température ambiante ; le lendemain
l'excédent est enlevé à l'aide d'une pipette Pasteur. Nous soumettons
ensuite les boîtes à des vapeurs d'ammoniaque (solution à 10 %)
pour une nuit, à température ambiante, afin de réticuler le collagène.
Les boîtes sont enfin rincées avec du tampon PBS (Phosphate-buffered
saline : phosphate disodique 6,46 mM, phosphate monopotassique 1,47
mM, chlorure de sodium 1,37 mM, chlorure de potassium 2,68 mM) filtré
puis stockées à + 4°C jusqu'à utilisation.
b- Mise en culture
Dès réception d'un fragment de trachée, nous prélevions l'épithélium
en "pelant" l'intérieur de la trachée. L'épithélium est
ensuite découpé en fragments de 1 à 2 mm2 puis déposé
dans une boîte de Pétri collagébée de 10 cm2 et cultivé
avec 1 ml du milieu de culture supplémenté. Il est possible de mettre
en culture plusieurs explants dans la même boîte. Nous avons ainsi
une colonisation plus rapide de la boîte de culture. Les boîtes
sont placées dans un incubateur, à 37°C, en atmosphère humide (humidité
relative de 98 %) contenant 5,0 % +- 0,1 % de C02. Le
milieu de culture est renouvelé 3 fois par semaine.
Au bout de 4 à 5 jours, nous pouvons observer une colonisation
de la boîte de Pétri par les cellules (appelée sortie d'explant).
Il faudra attendre 15 à 20 jours pour avoir une colonisation de
la surface de la boîte de plus de 70 %. Il est alors possible de
"repiquer" les explants, c'est-à-dire prélever les explants
et les disposer dans une nouvelle boîte. 2 à 3 jours plus tard,
les explants redonnent des cellules.
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A-2-3-Réalisation
des passages
Les cellules épithéliales de la trachée ont un nombre limité de
générations in vitro et n'établissent pas de lignées continues.
Lorsque les cellules forment une monocouche dans le boîte, il faut
les remettre en suspension par trypsination (voir ci-dessous) et
les répartir en boîte filles d'un premier passage. Lors de notre
expérimentation, nous nous sommes limités à un seul passage afin
que les cellules ne perdent pas leurs propriétés caractéristiques
morphologiques, immunologiques et physiologiques. Les passages sont
réalisés en éliminant les surnageants et en recouvrant les cellules
d'une solution de PBS contenant : trypsine 0.13 % / EDTA 5mM, 2
min à 37°C. A ce stade, si nous les observons au microscope, les
cellules acquièrent une forme ronde, ce qui indique qu'elles se
détachent de leur support. Le même volume de milieu supplémenté
est alors ajouté ce qui permet une inactivation immédiate de la
protéase (par l'Ultroser G). Les cellules sont alors "douchées"
avec du milieu de culture et l'ensemble est introduit dans un tube
à centrifuger, stérile (50 ml, Falcon). La centrifugation s'effectue
pendant 15 min à 800 g. Le culot est remis en suspension dans un
volume connu de milieu de culture supplémenté. Les cellules sont
ensuite dénombrées avec une cellule de Malassez et ensemencées à
une densité déterminée (40 000 cellules/cm2) dans des
boîtes de culture (Nunc) quatres puits (2 cm2/puits)
ou 96 puits (0,32 cm2/puits) ou lames Lab-Tek (Nunc)
pour tous les tests qui vont suivre. Les cellules seont toujours
maintenues dans l'incubateur et entretenues avec le milieu de culture
complet cité précédemment.
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A-2-4-Cinétique
de prolifération
Afin d'étudier la croissance de ces cellules d'une part, et l'importance
et/ou la nécessité du support de collagène pour ce type de cellules
d'autre part, nous avons fait une étude de cinétique de la prolifération
de cellules cultivées dans des boîtes de microfiltration de 96 puits
enduites ou non de collagène de type IV.
Le milieu de culture est renouvelé 3 fois par semaine et de façon
concomittante au dénombrement de cellules, réalisé après trypsination.
Nous portons alors le nombre de cellules par unité de surface (cm2)
en fonction du temps, soit à J1, J4, J6, J8, J11, J13 après l'ensemencement.
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A-2-5-Problème
de contamination
a - Contamination par d'autres cellules
Il nous est arrivé d'observer, dans la culture cellulaire, des
cellules d'allure fibroblastique. Il est aisé de les différencier
d'après des critères morphologiques et immunocytochimiques (marquage
avec un anticorps anti-vimentine : kit DAKO EPOS anti-vimentine
/ HRP et contrôle négatif correspondant).
b - Contamination par les micro-organismes
Un des plus gros problèmes de la culture cellulaire est la contamination
par des micro-organismes et ce, d'autant plus que la paroi trachéale
n'est pas stérile. Ces micro-organismes peuvent produire des métabolites,
consommer des éléments nutritifs, altérer le métabolisme ou la morphologie
des cellules cultivées.
c- Prévention de la contamination
La prévention de la contamination peut être résumée en quelques
étapes primordiales :
- jamais de pipetage par la bouche,
- désinfecter la paillasse de la hotte à flux laminaire et les
mains à l'alcool 70 % et à l'eau de javel,
- autoclaver le matériel 3 fois de suite : verrerie, pinces, ciseaux,
- utiliser des boîtes stériles garanties,
- utilisation d'antibiotiques, et dans notre modèle expérimental
à des concentrations 2 fois supérieures à celles couramment rapportées
dans la littérature (Romet-Haddad, 1992 ; Chevillard, 1992),
- filtrer les milieux...
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