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B- PROBLEMES ET LIMITES INHERENTS AU MODELE DE CULTURE CHOISI

 

B-1-PRESENCE D'AUTRES CELLULES
B-1-1-Morphologie
B-1-2-Immunocytochimie
B-2-EFFET DU NOMBRE DE REPIQUAGE DES EXPLANTS
B-2-1-Morphologie
B-2-2-Immunocytochimie

B-1-PRESENCE D'AUTRES CELLULES

B-1-1-Morphologie

Sortie d'explant, cellules fibroblastiques (x 200).
Ph 24 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Certains explants ont donné lieu à la croissance de cellules de forme fibroblastique. Leur morphologie est très différente des cellules épithéliales. Il est donc aisé de les différencier. En effet, ces cellules sont allongées à confluence et très étalées, avec de nombreuses ramifications (photo n°24).

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B-1-2-Immunocytochimie

Immunomarquage des fibroblastes, Ac anti-vimentine (x 200).
Ph 25 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Afin de mieux caractériser ces cellules, nous avons poursuivi la culture. Nous avons ensuite effectué un immunomarquage de la couche cellulaire avec des anticorps anti-vimentine, protéine présente dans les fibroblastes et absente dans les cellules épithéliales (Baeza-Squiban, 1991). Nous avons obtenu un résultat positif (coloration marron) (photo n°26 = témoin négatif), confirmant que nous étions en présence de fibroblastes (photo n°25).
Témoins négatif (x 200).
Ph 26 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Immunomarquage par des anticorps anti-kératines (AE1/AE3) de cellules épithéliales et de cellules de forme fibroblastique en culture de premier passage (x 200).
Ph 27 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Comme nous l'avons vu précédemment, ces cellules ne sont reconnues par aucun des anticorps anti-kératines que nous avons utilisés. Nous avons aussi détecté des fibroblastes dans une culture de cellules épithéliales provenant d'une premier passage. Nous avions donc un mélange de fibroblastes et de cellules épithéliales. Un immunomarquage avec des anticorps anti-kératines (AE1/AE3) a montré que certaines cellules d'aspect fibroblastique étaient reconnues at que d'autres ne l'étaient pas. Il semblerait donc que nous soyons en présence de deux types de cellules fibroblastique différents (photo n°27). Nous pourrions expliquer ce résultat par le fait que ces cellules sont à un stade de différenciation différent. En effet, il a été décrit que des cellules de glande de la trachée bovine pourraient transiter d'un phénotype épithélial vers un phénotype fibroblastoïde (Benali, 1991). Ce phénomène serait favorisé par la présence d'Ultroser G à 2 % (v/v) (Benali, 1991), substance présente dans notre milieu de culture.

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B-2-EFFET DU NOMBRE DE REPIQUAGE DES EXPLANTS

B-2-1-Morphologie

Afin d'avoir de nombreuses cellules épithéliales de la trachée, nous avons "repiqué" les explants le plus longtemps possible (jusqu'à 7 fois, soit 4 à 5 mois de culture).

Cellules épithéliales provenant d'explants repiqués 7 fois (x 200).
Ph 28 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Nous avons constaté au fil des repiquages, une modification morphologique des cellules qui se traduit par la présence de ce qui semble être des granules autour du noyau (photo n°28). De plus de nombreuses cellules se recouvrent, ce qui est caractéristique d'une perte de l'inhibition de contact cellulaire (photo n°29).
Recouvrement cellulaire (SEM x 1000).
Ph 29 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir

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B-2-2-Immunocytochimie

Immunomarquage par des Ac anti-K13, de cellules épithéliales provenant d'explants repiqués 7 fois (x 200).
Ph 30 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir
L'immunomarquage avec des anticorps anti-kératine 13, de cellules descendant d'explants "âgés", a montré un marquage plus intense dans les cellules (photo n°30), ayant perdu l'inhibition de contact.

Cellules épithéliales provenant d'explants repiqués une fois (x 200).
Ph 31: Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Nous avons, en outre, utilisé un cocktail d'anticorps AE1/AE3 sur cultures cellulaires uniquement, mais issues de repiquages précoces ou tardifs. Il semble exister une différence qualitative de la reconnaissance des kératines par ces anticorps. En effet, les cellules issues d'explants "jeunes" sont marquées de façon uniforme et il est possible de distinguer les filaments de kératines (photo n°31). Par contre, les cellules issues d'explants "âgés" sont marqués préférentiellement autour du noyau et au niveau de la membrane plasmique (photo n°32).
Cellules épithéliales provenant d'explants repiqués 7 fois (x 200).
Ph 32 : Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Ces résultats montrent donc la difficulté d'obtenir en culture des cellules exprimant un phénotype constant.

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