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D - APPLICATION A L'ETUDE DES GAZ ANESTHESIQUES
D-1-CARACTERISTIQUE DU GAZ ETUDIE
D-2-DESCRIPTION DU SYSTEME EXPERIMENTAL
D-3-BANQUE DE CELLULES
D-3-1-Congélation
D-3-2-Décongélation
D-4-CONDITIONS DE CULTURE ET PROTOCOLE DE CONTACT
D-5-MESURE DE L'ACTIVITE METABOLIQUE DES CELLULES :
TEST AU MTT
D-1 - CARACTERISTIQUES
DU GAZ ETUDIE
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Les agents anesthésiques par inhalation usuels sont le protoxyde
d'azote (N20) et les anesthésiques halogénés. Parmi
ces derniers, l'halothane est un hydrocarbure saturé dérivé
de l'éthane (CH3-CH3), les atomes d'hydrogène
étant substitués par des halogènes (Br, Cl, et F) (tableau n°2). |
Les anesthésiques volatils halogénés sont conservés sous forme liquide
et administrés sous forme de gaz (ou vapeur). La vaporisation est le passage
de la forme liquide à la forme gazeuse, passage assuré par un vaporisateur
interposé sur le circuit décrit ci-dessous. La solubilité de l'anesthésique
est la propriété essentielle qui détermine la cinétique des anesthésiques
par inhalation. Le coefficient de partage entre la phase gazeuse et un
milieu liquide est en général utilisé. Il définit le volume de gaz dissous
dans le solvant ou milieu biologique par rapport au volume présent dans
le gaz. Ce coefficient diminue avec la température mais est indépendant
de la concentration. Le coefficient sang/air de l'halothane est de 2,3.
A 1 % de concentration dans l'air, la concentration est de 2,3 % dans
le sang.
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D-2-DESCRIPTION DU SYSTEME
EXPERIMENTAL (photos n°2 et 3)
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Le gaz que nous avons utilisé a des caractéristiques constitutives
proche de l'air expiré : azote 75 %, oxygène 20 %, gaz carbonique
5 % et provient d'une bouteille (1). Celui-ci passe dans un vaporisateur
(Fluotec 3, Cyprane) (2)
qui diffuse de l'halothane à une concentration prédéterminée. Le mélange
air + halothane barbotte dans un bain-marie où il est chauffé et humidifié
à 37°C (3), avant d'arriver
dans un réceptacle (4)
maintenu à 37°C par un circuit d'eau (Climacell System, Cultimat)
(5), le réceptacle pouvant
accueillir un boîte de culture quatre puits contenant les cellules.
Le couvercle du réceptacle est équipé de deux sorties dont l'une permet
d'éviter la surpression et l'autre est connectée à un analyseur (moniteur
PM 8050, Dräger Medical s.a.) (6)
permettant de détecter le pourcentage d'anesthésique halogéné véhiculé
et la concentration de CO2. Le système est fonctionnel et adapté à
l'analyseur de gaz pour un débit variant de 3 à 5 l/min. |
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D-3-BANQUE DE CELLULES
Afin d'utiliser pour ces tests des populations cellulaires homogènes,
nous avons constitué une banque de cellules épithéliales en réunissant
des cellules issues de premier passage mais de différents repiquages pour
constituer 3 lots.
D-3-1-Congélation
Après détachement des cellules par traitement à la trypsine et numération,
les cellules sont centrifugées (15 min, 800 g), le surnageant est éliminé
et le culot est repris dans une solution composée de 70 % de milieu de
culture, 20 % de sérum de veau foetal, 10 % d'un cryoprotecteur (DMSO
: diméthylsulfoxide, Sigma) puis filtrée. Les cellules sont ensuite réparties
dans des tubes NUNC CRYO (2 x 106 cellules/tubes) préalablement
réfrigérés dans la glace. Les tubes sont ensuite placés 1 h à - 20°C,
puis 16 h à - 80°C et conservés jusqu'à utilisation dans l'azote liquide
(- 196°C). Nous avons ainsi congelé 9 tubes, soit 18 x 106
cellules.
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D-3-2-Décongélation
Les cellules sont rapidement décongelées dans un Bain-Marie à 38°C. Afin
d'éliminer le DMSO, très toxique pour les cellules (sauf à très basse
température), la suspension cellulaire est diluée dans 10 volumes de milieu
de culture et centrifugée (800 g, 15 min). Le culot est remis en suspension
dans du milieu de culture supplémenté et les cellules sont ensemencées
à densité déterminée (40000 cellules/cm2), dans des boîtes
4 puits collagénées. Le milieu de culture est renouvelé le lendemain et
les cellules sont entretenues jusqu'à l'obtention de la confluence, dans
l'incubateur.
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D-4-CONDITIONS DE CULTULRE
ET PROTOCOLE DE CONTACT
Dans la boîte contenant les cellules confluentes, le milieu de culture
est renouvelé et la boîte est placée dans le réceptacle pendant 6 heures
en présence de 5 ou 3 % d'halothane, tandis qu'une boîte témoin sera incubée
dans les mêmes conditions mais sans halothane (témoin air) et une autre
boîte témoin restera en conditions standards dans l'incubateur. Nous avons
contrôlé toutes les heures dans le réceptacle la stabilité des concentrations
en anesthésique et C02. A l'issue du temps d'incubation, nous
réalisons un test permettant d'apprécier l'activité métabolique des cellules
(test au MTT).
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D-5-MESURE DE L'ACTIVITE
METABOLIQUE DES CELLULES : TEST AU MTT
Ce test est basé sur la mesure de l'activité d'une enzyme mitochondriale,
la succinate déshydrogénase, capable de métaboliser le sel de bromure
de tétrazolium 3-(4,5-diméthylthiazol-2-yl)-2, 5-diphényl tétrazolium
bromide (MTT : MethylThiazol Tetrazolium (Sigma)), soluble dans l'eau
en un sel insoluble le formazan. A la fin de l'incubation, le surnageant
est prélevé et la couche cellulaire est rincée deux fois avec du PBS.
500 µl par puits d'une solution de DMEM (sans rouge phénol)-MTT à 5 mg/ml
sont alors ajoutés pendant 3h à 37°C. Après cette période d'incubation,
le MTT est enlevé et les cristaux de formazan insolubles formés sont dissous
dans 600 µl de DMSO. L'absorbance est alors mesurée à 540 nm. L'intensité
de la couleur bleue obtenue est directement proportionnelle à l'activité
métabolique des cellules.
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